lundi 22 juin 2026

 Général Henri Guisan et major Raymond Gafner

Entretiens

(index thématique établi par Antoine Schülé, 1993)

Introduction

Pour le film du CHPM (Centre d’histoire et de prospective militaires, Suisse, Lausanne-Pully), j’ai effectué des travaux préparatoires pour deux réalisateurs (lire ce lien). Il m’a semblé que l’index suivant méritait d’être mis en ligne, en raison de la richesse d’informations qu’il apporte. Ce film comporte de nombreux extraits de cet entretien, sélectionnés selon ce document. Les enregistrements sont aux archives de la RTS à Genève. 

Evidemment, la lecture qui suit ne dispensera pas le chercheur d’une lecture personnelle. Par contre, elle aidera toute personne qui désire mieux comprendre les faits du passé dans cette globalité que nécessite le sujet de la Suisse et de la Seconde guerre mondiale.  En effet, rapidement et avec des renvois précis, elle aura la possibilité de trouver les informations qui l’intéressent. Pour un jeune, voici un excellent outil de travail pour aborder la première fois ce temps de la guerre, avant de creuser certains thèmes avec d’autres auteurs. 

Ce livre est construit sur une émission enregistrée et diffusée sur Radio-Lausanne. Le premier texte a été publié dans la Feuille d’Avis de Lausanne. Il s’agit d’un dialogue sur des thèmes préalablement choisis et seules les citations étaient lues. Pour cette publication, l'aspect oral a été adapté pour un lecteur. Nous y retrouvons le style d’expression propre à Henri Guisan que j’ai pu lire ou écouter  en d’autres sources. D’un ton simple et sans fioritures académiques, il nous fait part de ses souvenirs, de ses appréciations, de ses craintes, de ses convictions et de sa confiance en la volonté de défense de l’Armée suisse. Il sait aussi parfois être critique envers lui-même ou envers quelques travers de la population dus à la peur. Les droits d’auteur de ce livre ont été donnés à la “Fondation Général Guisan”. 

Un conseil : garder à l’esprit que nous savons, et même avec le recul historique, l’issue de cette guerre, mais sur le moment bien des décisions ont dû être prises dans l’incertitude; gardons-nous donc de jugements péremptoires et grotesques que produisent quelques histrions désireux de se mettre en valeur : les matamores de l’histoire existent !  

Source : Général Henri Guisan (avec Raymond Gafner): Entretiens. Ed. Payot-Lausanne. 3e éd. 1953. 208 p. (Références Uni Lausanne: IBio gui, 1VN11099).

Il est possible de compléter cette lecture avec un petit fascicule moins connu, mais cependant utile :

Général Henri Guisan: Les leçons de deux mobilisations. Entretien avec le major Raymond Gafner, radiodiffusé le 30 août 1954. Ed. Frédéric Rouge. Librairie de l’université. Lausanne. 1954. 32 p. (Uni Lausanne : B brosch 188a).

 Index thématique, établi en hiver 1993 par Antoine Schülé)

Intentions - Treyvaud - préface - édition 6.4.53 

p.6 a) à l’intention de “Radio-Lausanne”

b) texte publié dans la “Feuille d’Avis de Lausanne”

c) livre = sténogramme retouché

p.7 a) écrivains ayant écrit sur Guisan : Edouard Chapuisat, Bernard Barbey, Benjamin Vallotton

b) besoin de connaître directement du général ses impressions

c) craintes, angoisses et surtout quels dangers pour la Suisse ?

p.8 a) ton simple, sans fioritures

b) chercher à exposer les plans

c) revivre ce passé qui s’efface

d) valeurs spirituelles, morales, ainsi que les soucis matériels

e) Points clefs des préoccupations du général :

ne pas paralyser les travaux de campagne

“Fonds de secours du Général” (service actif)

“Fondation Général Guisan” (droits d’auteur du livre attribués à celle-ci)

f) courage de reconnaître que l’on s’est parfois trompé.

 p.9 a) douze entretiens accordés dans l’hiver 1952-53

b) volume à considérer comme ses mémoires


Premier entretien (Sur le livret de service)

p.10 Guisan : “Je désire parler le moins possible…”

p. 11 intentions : maintenir, renforcer l’esprit civique

p.12 a) Guisan : “La mémoire n’est pas une des vertus dominantes de notre temps …”

b) Guisan : “… nous ferons revivre quelques aspects, quelques épisodes des années traversées par le peuple suisse, par son armée, pendant que se jouait, hors de nos frontières, le grand drame de la deuxième guerre mondiale.”

c) livret de service

p.13 a) Henri Guisan, fils de Charles-Ernest et agriculteur à Avenches

b) Famille Guisan :

1. famille connue depuis 1472; tous agriculteurs

2. 1561, “châtelain” (juge) d'Avenches, Jean Guisan achète la seigneurie de Donatyre et

3. 1574, un Guisan achète la seigneurie d'Oleyres,

mais tout (2 et3) sera repris par Leurs Excellences de Berne !

4. père, grand-père : médecins à Mézières

5. mère : Bérengier (origine française), Edit de Nantes, Vevey.

p.14 Henri Guisan : aîné de la fratrie; 6 frères et sœurs

a) né le 21 octobre 1874 et recruté le 13 septembre 1893

b) 19 ans > enfance, adolescence

école à Mézières

grimper aux arbres

garder les vaches

accompagner le père (voiture à cheval)

entretien 3 chevaux

aller en char à gare  de Châtillens ou de Bressonnaz

acquisition d'un “Bourbaki” (cheval armée française)

c) père, capitaine médecin, expérience de Sedan, ambulance de 1870 !

p.15 a) collège classique à Lausanne

b) chaque samedi soir : 14 km Lausanne - Mézières; en hiver : voyages dans la neige dans les forêts de Montpreveyres et des Cullayes; parfois le traîneau d’un paysan;

p.16 a) formation latin - grec

b) bachelier 1893 (19 ans)

c) camarade de banc du gymnase (général Voruz, originaire de Moudon)

d) autre camarade : prof théologie Emile Golay.

p.17 photo 1: en collégien; photo 2 : en Zofingien.

p. 18 copie du livret service

p. 19 a) père voulait son fils médecin

b) frère cadet volontaire pour médecin; renonciation

c) théologie

d) passion pour les sciences : la chimie et le professeur de chimie est Ernest Chuard (le futur conseiller fédéral)

e) intérêt particulier pour l’histoire avec Edmond Rossier; ! chaque quinzaine, soirées de 20 h. à 22 h.

p.20 activité "Zofingienne”; acteur : Henri Guisan en femme ! “Groupe de la Table ronde"

p.21 Uni Lausanne : 3 semestres; Uni Fribourg : 3 semestres

Ecole d'agriculture Ecully (Lyon) et Ohnheim (Wurtemberg)

Expériences de la terre :

Champ de l’Air

Fribourg: M. de Diesbach, domaine Schürra

 p.22     

Berne: M. de Watteville, château Oberdiesbach

a) 1897 : Chesalles-sur Oron - déménagement à

b) 1896 : acquisition domaine Bellevue

c) 1897 : mariage avec jeune fille connue depuis qu'il était collégien

d) culture des terres jusqu’en 1906

p. 23 a) décès du beau-père, Verte-Rive par héritage, à Pully

b) depuis 1903 : nombreux services militaires

c) 1906 : vente de Chesalles

d) “cursus militaire” :

1893 : incorporé dans la cavalerie au lieu de l'artillerie, en raison de son stage dans le  Wurtenberg 

p.24 été 1894 : ER (Ecole de recrue, formation de base pour tout soldat) à Bière, son désir d’appartenir aux troupes montées = passion pour les chevaux;

Son premier jour, en tenue de tringlot, Allaman - Bière à pied;

Artillerie : pièces de batterie de 8,4 cm (disparues en 1905)

N’effectue pas une école de sous-officiers !

1894, soit la même année que ER, EO (Ecole d’officier), à Thoune

p.25 succession de services volontaires : instructeur extraordinaire; artillerie de campagne et de montagne

1904 capitaine (il a 30 ans)

p.26 1908 : EMG (Etat-major général) (2ème of EMG à 2ème Div -Deuxième division)

31.12.1909 : cdt bat fus 24 (Commandant du bataillon de fusiliers 24): Jura bernois, langue Française.

Deuxième entretien (1914-1918)  (Sur le livret de service suite)

p. 28 a) 1930, Conseil Fédéral, Minger, nouvelle organisation de l'armée (depuis 1914 : aucune nouvelle organisation)

b) structure armée 14 : 

p. 29 a) bataillon infanterie : 4 cp fus (compagnies de fusiliers)// cp mitr (compagnie de mitrailleurs) subordonnée au rgt (régiment)

b) tactique 1914

  c) changement tactique suite à son séjour “front français” **

d) Guisan mobilisé en 14 à Tavannes, à la tête de son bat

p. 30 a) couverture frontière assurée par la Landsturm

  b) région Lucelle : la troupe entendit les coups de feu dans la montagne Glaserberg, région de Kiffis (coups de feu entre cavaleries allemandes et françaises)

p.31 a) mob de 14 : relève de 112 jours (environ 4 mois)

 b) travail EM

c) 1915 : 119 jours de relève, région Ajoie, Hauenstein, Mariastein

d) relèves se faisaient par brigades

p.32 a) 39-45 : nouvelle organisation de l’armée **

b) nouvelles armes à feu

c) en 14-18 : pas de caisses de compensation (de perte de salaire)

-les cantons avaient en charge les familles défavorisées

d) 14-18 : relèves se font par brigades ) 39-45 : relèves par régiments : Afin d’éviter trop de gens dans la même période et de la même région; Pour mettre en œuvre le plan Wahlen (culture du blé notamment)

e) caisses de compensations + contacts avec cantons + organisations agricoles : une meilleure coordination

p.33 a) 1915 : Guisan engagé à EM de l'armée / chef EMG : Sprecher von Berneg

  1916 : Guisan attaché à Sprecher, il acquiert des expériences précieuses avec Wille au Bellevue; Guisan et Sprecher au Palais fédéral; il faisait circuler dossiers Sprecher - Wille;

Deux chefs différents : * Wille : aimable, compréhensif, exact en tout et * Sprecher : “ ne laisse aucun détail inachevé”.

  b) Différence essentielle avec 39-45 : 14-18 : CH pas encerclée ! **

p.34 a) influence de de Loys : soldat né, conducteur d'hommes, “chef de guerre plutôt que chef de paix”, à la tête de la 2ème division bilingue

b) Guisan : chef EM de 2ème division 1916 : visite champs de bataille : Argonne, Verdun **

avec col de Goumoëns : Argonne, Hauts-de-Marne, Eparges, Verdun Eparges : travail le plus important des sapes et contre-sapes ( délire)

1917 : Lorraine, Alsace, Vosges.

Visite des champs de bataille français à développer, car expériences  capitales importées en Suisse en faveur de notre défense

1. étude approfondie de la tactique adoptée par la France surtout d'un point de vue du système défensif;

2. expériences des fortifications de campagne : profondes tranchées reliées par des boyaux.

p.35 photographies : Guisan 39 : table de travail; ouvrages minés Gothard

p.36 idem : Mme + M. Guisan : automne 39

p.37 a) 1917, Vosges, détails précis, expériences de guerre (consulter nombreux ouvrages existants sur période)

  Vosges : Guisan seul avec cdt d’Harcourt : 

expériences de fortifications en forêts

installation de troupes en sous-bois

organisation tranchées, boyaux et communications

b) 1918 : Guisan, cdt rgt 7 + chef EM

c) cdt 1ère div en 1931-32.

p.38 a) Guisan + son rgt : 32 jours service d'ordre à Zürich

col Sonderegger en 1919 avec rgt 9

b) “service très spécial, peu agréable”

c) bon esprit de la troupe : 3000 hommes au rgt

d) soldes : importantes pour le Jura

e) réaction forte de la troupe car “meneurs” étrangers

p.39 a) meneurs étrangers : provoquer des troubles

- Comité d'Olten n'a pas pu prendre en défaut “la fidélité de l'armée”

b) 1919-1926 : EMG (Etat-major général), cdt de br (brigade); instruction : enseignement tactique artillerie aux écoles centrales et chef de classe écoles + cours EMG en qualité d’instructeur extraordinaire (voir aux Archives fédérales si cours existent encore)

c) Verte-Rive : - personnel dévoué

- avantage du statut d’instructeur extraordinaire : possibilité de refuser

p.40 a) 1926 (31.12): Guisan colonel divisionnaire (2ème division) et il devient soldat permanent, car cdt d’une unité d'armée (instructeur ou pas);

b) 1932: colonel commandant de corps : 2ème Corps, nommé par Minger pour succéder à Scheibli; 2e corps de langue allemande

 p.41 a) avant 1939 : bonne connaissance des 2/3 de l’armée **

b) 20 novembre 1933 : décès du col Sarasin; Guisan prend le 1er CA (Premier Corps d’armée) jusqu’en 1939;

c) visites à l’étranger :

1934 : Italie : nouvelle préparation militaire; Mussolini aimable vis-à-vis de Guisan et de la CH :. “On a dit qu'il à cherché à ménager notre pays”

1937 : Normandie : nouvelle préparation militaire

1937 : Normandie : veillée d'armes, expériences intéressantes sur les réservistes (engagés à titre d’essai dans des régiments); la qualité d’instruction ne valait pas celle que possédaient nos “landwehriens”. Conclusion : les CR (Cours de répétition) sont une nécessité.

p. 42 a) éloge du Conseiller fédéral Minger (chef du DMF) :  “Il était parti du principe suivant : Je suis le fournisseur de l’armée. Le futur général, lui, |e consommateur. Il faut donc que je lui prépare un outil dont il puisse se servir avec efficacité.”

  Minger: 

son origine

esprit du “terrien”

son rôle au DMF

entente Guisan-Minger antérieure à la Seconde guerre mondiale

b) dès 1933 : Guisan donne des conférences (à consulter)

c) municipal Chesalles-sur-Oron

d) conseiller communal à Pully (peu assidu !)

p. 43 a) pratique de l’équitation (toujours), jeune : de l’escrime

b) président du Stade Lausanne (10 ans)

Citation : “J'ai énergiquement soutenu l'esprit d'amateurisme dans le sport en opposition avec le sport payé, car le sport n'est pas un but en soit, mais un moyen de développer sa condition physique.”

c) membre du Comité international olympique (CIO)

d) président du “Don national” (encore en 1953), depuis 25 ans en 1953

e) Gafner : “Ne pas se laisser rebuter par les inévitables jalousies ou les plaisanteries consacrées” (Suisses alémaniques et Radicaux romands)

p.44 Toujours un profond intérêt pour les problèmes sociaux du pays.

Note Antoine Schülé : Par ses entreprises civiles et militaires, Guisan a su donner une autre image de notre défense nationale, ayant non seulement un aspect militaire, par la force des choses, mais encore un aspect social et civil qui mérite toute notre attention, car ainsi s'explique cette symbiose peuple - armée qui n’a pas été artificielle ou mythique, mais concrète.

Troisième entretien (30 août 1939)

p.45 a) août 1939 : Général Guisan

b) nombreux généraux suisses en service étranger jusqu'en 1848.

p.46 a) d’Affry, de Diesbach (FR); de Besenval (SO) : réforme des régiments suisses; Reding (SZ), Courten (VS), Constant (VD), Halwyl (BE).

b) veille de la Révolution : 50 généraux en France, Espagne, Naples, Hollande et 30 généraux en Sardaigne, Grande-Bretagne.

c) avant 1803 (Acte de Médiation - Napoléon), la Suisse dispose d’un Conseil de guerre = caractère de coalition de nos troupes;

d) cdt en chef en 1803, nommé par la Diète; 1815, Pacte fédéral reprend ce système; de 1803 à 1847 : une demi-douzaine de fois appliqué.

p. 47 a) art. 84, chi 9 Constitution fédérale

L’Assemblée fédérale dispose de l'Armée fédérale, chi 3 : l'Assemblée fédérale nomme le Général commandant en chef, mais

b) “Le Général exerce le commandement suprême de l’'armée dans les limites des instructions du Conseil fédéral.”

c) ordre de remplacement : le plus ancien des commandants de Corps et si celui-ci pas disponible, le chef de l'EMG et l'Assemblée fédérale devant nommer un nouveau général. 

Avant Guisan :

p. 48 

Dufour : “personnalité remarquable”; “caractère attachant”; of de génie; élève de Polytechnique Paris; Ecole de génie à Metz; commandeur Légion d'honneur; campagne de France : 1813-14; démission 1817; retour en Suisse : ingénieur cantonal à Genève;

Modification des grands quais de la ville, création de l'Ecole militaire de Thoune; Louis-Napoléon comme élève; 1832 : carte topo; commandant des milices genevoises;

Général :

1847 :  dissoudre le Sonderbund

1849 : maintien de la neutralité face aux insurgés badois

1857 : défense de la ligne du Rhin (affaire Neuchâtel; Prusse)

1859 : guerre d'Italie

p.49 

Herzog : Argovien, études à Genève (sciences naturelles, math.); artilleur (campagne du Sonderbund); cdt art de div 1856-57; col fédéral 1860; inspecteur art;

19 juillet 1870 : Général

5 div pour couverture frontières

chef d’arme organisation 1874

p.50 

Wille : La Sagne (NE), né à Hambourg; Dr en philo; instructeur art à Thoune; étudie les méthode prussiennes à Berlin; réformes marquantes armée suisse : instruction des recrues par of de troupe, changement esprit de milice / esprit militaire

p.51 Guisan

a) troupes frontières 28-29 août 1939

b) mobilisation armée 2 septembre 1939

c) nomination du Général par l'Assemblée fédérale: le 30 août 1939 à 17.00.

p. 52-53 

texte de prestation de serment + paroles d'accompagnement.

p.58 a) alors que cdt 1er Corps d’armée, nommé successeur remplaçant : col Petitpierre pour mob

b) 31 août : organisation d’un EM provisoire

c) 1er septembre séance avec Conseil fédéral

d) 2 septembre à Fribourg : remise acte de cdmt à Petitpierre

p.54 a) successeur : col div Lardelli sera nommé au 1er CA

b) question délicate de mutations en cascade, car successions de changements = proposition “inspecteur d’armée”

p.55 la question d'un inspecteur d'armée

p. 56 a) Général dispose du Service de l'Etat-Major Général

b) recherche d'un adjudant, d'un officier d'ordonnance, d'un secrétaire, d’'un chauffeur

p.57 a) constitution d’un Etat-Major personnel du Général

b) pas prévue dans l’organisation militaire !

c) regards voulus en plus des questions militaires: 1) sécurité du pays; 2) économie du pays; 3) moral du pays.

    Assurer des contacts avec : 1) gouvernements cantonaux; 2) syndics; . 3) organisations économiques

Donc : EM personnel

d) 1er chef EM Guisan : lt-col Gonard

p.58 a) contestations de militaires, selon certains :

EM personnel = écran entre subordonnés et Général

b) récusation de Guisan : le chef EMG avait des contacts directs avec lui à : A) Spiez; B) Gümligen, Interlaken, Jegenstorf

c) séparation géographique chef EMG et Général : en cas de bombardements, éviter concentration des organes de cdmt.

d) nécessité d’avoir des officiers pour contacts civils; un général ne peut pas être “détaché” des “problèmes sociaux du pays”

p. 59 a) rôle de contact : possibilité de se préoccuper du moral du peuple

b) nécessité d'avoir différents regards sur de multiples dossiers (ainsi préparés et résumés, pour faciliter la décision)

c) divergences de point de vue avec chef EMG Huber “du choc des idées jaillit…”

Quatrième entretien : Activités du cdt en chef

p.60 Pourquoi cdmt + cdt hors de Berne :

a) présence étrangère à l'armée au Bellevue (hôtel à Berne, proche du Palais fédéral)

b) tranquillité d’esprit

c) Guisan aime la campagne

p. 61 1) cdmt Hôtel Spiez : trop exposé aux bombardements; cdt en 1 petit chalet : isolé

2) EM A : 3350 Langnau et cdt + EM pers : 3073 Gümligen; distance 20 km; 20' min en vhc; jusqu’au printemps 1941

3) raison “devant le Réduit", transfert à 3800 Interlaken qui appartient au Réduit; avec tout l’EM A, car hôtels dispersés; jusqu'en 1944 (débarquement allié Normandie)

p. 62 4) 3303 Jegenstorf : mi-chemin BE-SO; 15 km de BE et EM A Berthoud

4 stationnements répondant à 4 situations différentes

a) train de cdmt : composition détaillée; auto : voiture découverte !

p.63 a) Guisan - chauffeur : sof Burnens + 1 adjoint (pendant 6 ans)

b) avion mis à disposition - Belp, Interlaken

c) nécessité d’attribuer un avion au cdt en chef (de préférence, un Fieseler-Storch)

d) garde du PC : de la cp EM (-)  par 1 section ! ; les autres à l'instruction.

p.64 a) rythme : 1 jour au PC;1 jour à la troupe;

b) troupe à l'instruction; inspections, visites aux cdt CA, div, rgt;

c) recherche d’une unité dans l’instruction;

d) consultation des OJ (ordres du jour) : si intérêt, le cdt y va !

Processus pour décisions stratégiques :

A) renseignements - appréciation situation

B) conférences : | chef EM A, || CA

situation militaire : fournie par chef EM A, selon rapports service rens à son ordre

exposé situation : par chef EM A, en présence chef S rens, chef sct op.

p.65 a) chef sct op : effectifs de nos troupes, état; dispo; degré  d’instruction

b) effectifs très variables /jusqu’à -50 % : en faveur de l’économie du pays

c) plan Wahlen

d) apprécié et populaire : o du jour et o d’armée

     moral de la troupe : fêtes et situations particulières

p.66 a) mode de rédaction : cdt : rédige notes et petites fiches; ensuite, remises au chef EM personnel; Premier : col Gonard; dès juin 40 : Barbey; ensuite discussion commune, rédaction finale.

b) Justice militaire, fonction de l'Auditeur en chef de l’armée :

1) droit peine disciplinaire : 20 jours arrêts rigueur

2) recours contre punitions disciplinaires données par sub directs

3) droit de dégradation d’un officier : CP militaire

4) recours si retrait cdmt sof

5) engagement de l’autorité judiciaire civile contre militaire en service; 7'000 cas à trancher

p.67 c) droits de grâce : 5’000

- préavis d’un juriste - préavis Auditeur en chef;

1) droit de grâce pour condamnation à mort : Assemblée fédérale

2) accord d’audiences au subordonné : - particulière - collective; nomination, avancement, retrait de cdmt

p.68 1) volonté de voir le chef à la troupe par le cdt

2) fautes ou failles d’instruction : discussions directes avec responsables; objectif : uniformiser instruction.

3) questions limites de secteur (Righi) (voir Barbey)

4) exercices stratégiques organisés par cdt

p.69 photos : saboteur D; paquet explosifs

p.70 photos : juin 40 : internement, sdt français; “roulante”

p. 71 Exercice stratégique

- exercice à double action

- jeu de guerre

- sur cartes, sans troupe : - parti CH Bleu - parti adverse Rouge

 - thème (le +probable sur CH)

Objectifs :

- réflexions sur mesures à prendre dans chaque cas de figure *

- tests pour les plans d’A avec : soit modifications aux plans, soit corrections des fautes des participants *

- mise en évidence : mesures à prendre et décisions judicieuses *

p. 72 1) inspections du Cdt :

1. 1ère div, août 1940 : obstacles + emploi armes automatiques; Ormonts, région Château d'Oex : défense de la Tine et défense antichars (selon crainte des blindés engagés dans la Campagne de France); entrée du réduit : facilités de défense contre  chars et avions

p. 73 2. Br mont10

3.  6ème div du col cdt C Constam : modèle de défense; importance des armes automatiques et bon usage du terrain.

2) assister aux défilés reportage radio 5.12.44 (Gafner) 2ème div à Bienne

p. 74 3) visites aux ER (Ecoles de recrues) : constat d'exagération de certains instructeurs pour le «staccato» (chaque syllabe scandée) et cdt : retour à un langage nature

4) concours : - performance physique, individuelle, sportive, surtout esprit de solidarité; - patrouille

5) manœuvres: rgt/bat instruction; mobilité de la troupe (voir Barbey); esprit d’initiative des chefs.

a) février 1942 : 7e div, expériences tirées : éviter accumulation hommes et  véhicules

p.76 b) CA septembre 1940 : attaque et défense d’un secteur réduit nouveau; risque d’espionnage

c) CA hiver 1944 : grippe faisait rage, “manœuvres hiver comme été”

p.77 d) novembre 1944 : la Wigger, avec 3 div

formé deux cdt div : Brunner et Gonard

- exercer des div combinées 

- attaque de 2 div contre 1.

Note : Il serait bon de consulter leçons conclues, selon les manœuvres réalisées en b) et d) (Archives fédérales).

Cinquième entretien : Activités du cdt en chef (suite)

p. 78 1) inspections concernant la défense proprement dite; dès 1940 : destructions planifiées, fortifications *

p. 79 2) assister entrée troupes françaises en Suisse : 45e C français avec 2e Div polonaise et 67e Div française, 2e Br de Spahis.

Région du Gothard :

a) mise à disposition d'une automotrice au cdt pour vérifier tunnels et garde

b) inspection des destructions préparées sur la ligne Gothard : retard pour l’ennemi de 1 année (sans parler des tunnels !); ennemi n'aurait jamais eu intacts les passages des Alpes

p.79 1) contrôle d’un agent rens en mission à l’étranger; visites à Bâle et en Argovie

p.80 2) travail du col br Masson : “précieux collaborateur” car cdt “toujours informé à temps”

3) atterrissage avion Luftwaffe Dübendorf; Messerschmitt 110 - 1944 et avion détruit en présence d’Allemands

p.81 Visites dans les zones frontières :

1) A) 1944 : Damvant, 1ère Armée française : véhicule français, cap blessé, avance rapide des troupes américaines, pipe-line construit pour alimenter en carburant. B) obus tombé à quelques mètres du cdt (Fahy), obus français.

2) Bâle : montée dans les silos, tours, industries de Bâle, voir combats en Alsace; hiver 44-45 : troupe à Bâle, ambiance autre car vision des combats.

p. 82 1) Tyrol autrichien : réduit allemand

2) Internés : contacts de Guisan avec général Daille, cdt du 45e Corps français; avec général Prugar, le Polonais : contacts utiles pour instruction de la troupe; Polonais : sur l'Aar, Lyss - Büren et Français : Saint-Gall

p. 83 a) Présence attachés militaires étrangers en Suisse

b) Participation à certains types d'exercice alternativement Axe et Alliés, pour démontrer préparation + instruction de l’armée suisse.

p. 84 c) Noëls: 1940 Bâle Régiment 86, compagnie du 179 et Nünningen Cie frontière 1/128

1941 Fribourg Bataillon recrues

1942 Aarberg Rgt léger 2

1943  Airolo Rgt territorial Sarine; Wassen Bat rgt thurgovien 31

1944 Bâle Rgt infanterie montagne 5

p. 85 multiples activités extra-militaires : avec autorités politiques et économiques

p. 86 contacts officiels et officieux avec Conseil fédéral; contacts avec autorités cantonales

p.87 photos : troupes de montagne : transport, bivouac

p. 88 photos : Guisan - Huber; Guisan - état-major personnel

p. 89 a) …… "Je suis très fédéraliste et partisan d'une large autonomie de nos cantons, seul moyen d'empêcher une trop grande centralisation."

b) anecdote : Appenzell, prise en charge de 2 choristes; simplicité et cordialité

p. 90 a) contacts avec de Lattre

b) "Le général de Lattre, devenu Maréchal à titre posthume, a été à l'égard de notre pays un véritable ami."

c) pour éviter les violations de frontière : Ajoie : frontière en dents de scie; pour régiment de Marocains = écusson fédéral en lieu et place de panneaux écrits.

p. 91 a) rencontre à Stein-am-Rhein (CH) en mai 1945, à Constance (D) en juin 1945

b) - contacts avec aumôniers d'armée

    - Visite aux ouvriers de Zürich (Sulzer), de Baden (Brown-overi), de Genève.

p. 92  - envoi de musiques de rgt pour concerts

  c) remerciements aux Suisses de l'étranger pour leurs dons généreux (chercher renseignements à ce sujet) 

d) importante correspondance civile (Lire choix dans "Cœur à cœur” de B. Vallotton)


p. 93 a) préoccupations des épouses

p. 94 a) envoi d'une paire de souliers 1) à un enfant et 2) à de Lattre (!)

p.95 anecdote du "Fuchs" : "Gardez père, oncle, mais rendez le cheval !"

Sixième entretien (Le service actif)

p. 96 a) Service actif : 2 septembre 1939 - 10 mai 1945

b) préparatifs de mobilisation par l'Etat-major général : rapidité 5 - 6 jours; chaque homme : habillement, équipement et armement à la maison. Pendant Service actif : munitions en plus.

p. 97 c) mise sur pied de l'armée — protection des troupes frontière

d) mobilisation sans accroc: 440'000 hommes; 18'000 véhicules

e) Ordre du jour 2 septembre 1939

p. 98 a) première relève de 385 jours

b) intentions avec 1er dispositif, citation (voix de Guisan):

“Le premier dispositif de l'armée est celui que nous appelons le dispositif de mobilisation ou mieux, d'après mobilisation. C'est un dispositif de neutralité ou d'attente. Il ne faut pas que nos voisins puissent avoir l'impression que nous mobilisons contre l'un ou l'autre d'entre eux, comme ce serait le cas si nous mettions par exemple l'armée en ligne face au nord, face à l'ouest, à l'est ou au sud. Il importe en effet de ne leur donner aucun prétexte quelconque d'intervenir chez nous.”

c) dispositif d'attente

p. 99 a) absence de plan d'opération

b) réalisation du commandant : 6 plans d'opération

Cas N : automne 1939

Cas O (3 variantes) : hiver 1939/1940; 1942 et 1944.

Cas S : 1939/1940

Cas E : 1945.

p. 100 Guisan s'accuse en tant que membre de la Commission de défense nationale (CDN), il était "persuadé que ces plans d'opérations existaient"

p. 101 a) citation du Rapport p. 6-7 (lu par Gafner) : 

“Dès le 30 août 1939, je compris que le rôle de l'armée était d'offrir à chacun des partis belligérants un obstacle suffisant pour que, ajoutant la force de l'argument militaire à celle des arguments politiques et économiques, elle décourageât tout dessein d'agression et assurât au pays une marge de sécurité aussi grande que possible. Les dispositions que je devais adopter à cet effet en les ajustant aux fluctuations incessantes de la situation extérieure d'une part, aux besoins de l'économie nationale d'autre part, furent celles-là même qui eussent permis à l'armée d'affronter l'épreuve de la guerre.”

 b) alerte de novembre 1939 : crainte française d'une offensive allemande par partie OUEST de notre pays pour contourner fortifications de Belfort.

p. 102 a) certains officiers français pensaient entrer en Suisse pour anticiper leur défense contre l'Allemagne (voir p. 116)

b) mise en évidence du "casus belli" qui mettrait la Suisse avec l'Allemagne. Elément décisif : notre neutralité militaire.

c) souvenir de Gafner novembre 1939

p. 103 Noëls

p. 104 a) Ecoles de recrues : appel des jeunes de 19 ans (décision 1939 et application 1944) motifs : études, apprentissage

b) crise des effectifs en 1944 : visites sanitaires complémentaires (dès 1939)

20 - 40 ans: + 100'000 (DCA surtout, services auto) + 100'000 (services complémentaires)

p. 105 a) services complémentaires : janvier 1940 : 250'000 hommes; fin Service actif : 285'000 hommes; 17'000 services complémentaires féminins

b) création des gardes locales (Conseil fédéral : 7 mai 1940); uniquement engagement de volontaires 

c) 100'000 hommes; 2'800 gardes locales; 530 gardes d'entreprises (avec 8'500 hommes)

d) engagements contre saboteurs, troupes aéroportées, blindées

e) renforcement de l'armement en 1940 : 2 axes : défense antichars et contre avions

p. 106 a) Armes antichars en 1939 : 835; 1945 : 5'834 

     Armes D.C.A. : en 1939: 44; 1945 : 3'639

b) constitution d'un 4ème Corps d'armée pour faciliter réalisation des dispositifs

c) mise en place de "destructions"

p. 107 a) cas de coopération : forces alliées, Wehrmacht

b) hommes suisses mobilisés : sans combattre alors que le sort de la Finlande bascule

quel moral ? excellent; quelle occupation ? travaux de fortifications, instruction.

p. 108 a) troupe occupée =  bon moral

b) indices réunis par Masson : Allemagne contre Norvège; Eloge du travail de Masson : " … il faut, une fois de plus, rendre hommage à son service et au choix qu'il avait fait de ses agents de renseignements …"

c) leçons à tirer pour une attaque surprise du territoire

p. 109 a) message du général du 18 avril 1940

b) sabotage : actes commis en avril 1940 : activation du service de contre-espionnage

p. 110 Mme et M. Guisan : bourgeois d'honneur de Mézières 

Tout ce que Guisan doit à Mézières.

Septième entretien : Alerte mai 1940; le Réduit national

p. 112 a) préoccupations militaires mai 1940 : préoccupations françaises : intox allemande fonctionne bien.

p. 113 a) erreur de Gamelin, convaincu d’une attaque allemande par la Suisse (19 divisions sont ainsi mal placées)

b) 3ème paragraphe intéressant : officier du bureau des opérations allemand : "L'importance de la Suisse ne s'accrut pour nous qu'après l'entrée en guerre de l'Italie".

c) concentration de l'attention sur Bâle : Division du Gempen (renforcée d'artillerie); plateau de Gempen domine Bâle

p. 114 a) remobilisation de l'armée : 10 mai 1940 (Allemagne contre Hollande et Belgique)

b) 450'000 hommes

c) Ordre d'armée du 11 mai 1940

p. 115 a) attaque éclair Sedan + Ardennes, 13 - 16 mai 1940 : "Jamais nous ne fûmes si près de la bataille"

b) bon fonctionnement de notre Service de renseignements Masson - Jaquillard

c) alerte du 14 mai : "Page peu glorieuse de notre histoire !" "Tous les appartements disponibles de l'Oberland bernois et de la région de Montreux avaient été retenus"

p. 116 a) officiers français de la 27e division persuadés de la prise de Bâle par les Allemands; 15 mai, à Lucelle, entrée en Suisse refusée !

b) nécessité de résister sur place, citation :

“Les expériences des plus récents combats montrent que là où quelques hommes seulement auraient pu empêcher avec succès la progression ennemie, leur défaillance a permis à l'adversaire de s'engouffrer dans la brèche ainsi créée, de l'élargir avec rapidité et de foncer. La progression journalière étonnante de certaines troupes n'a pas d'autre explication. Je répète que c'est le devoir de chacun de résister sur place, quelle que soit la situation. Tant qu'un homme aura encore une cartouche à tirer ou son arme blanche, il n'a pas le droit de se rendre. Chacun sait ainsi parfaitement ce qu'il a à faire et quel est son unique devoir : se sacrifier, s'il le faut, sur la parcelle du sol natal qui lui a été confiée.”

c) la percée des Ardennes a évité la guerre à notre pays

p. 117 a) "La configuration de notre terrain nous donne des avantages  qui n'existent pas en Belgique, en Hollande, ni dans le nord de la France."

b) Ordre d'armée : uniquement à la troupe; Ordre du jour : troupe, presse (étrangers au courant)

c) Ordre du jour 3 juin 1940 - passages choisis

p.118 d) celui qui a eu "le plus d'écho dans le pays"

a)              1. entrée en guerre de l'Italie : 10 juin 1940

                 2. liquidation des troupes alliées encerclées près de la Manche

                 3. phase : Campagne de France

p. 119 a) bombardements des Alliés : Daillens, Genève, Renens. Il serait bon de retrouver témoins survivants.

b) violations territoire de la CH par avions alliés

c) combats de notre aviation juin 1940 : Messerschmitt abattus

d) AVIATION + DCA : SEULES UNITES ayant connu le BAPTEME DU FEU

e) saboteurs allemands + explosifs : découverts grâce à observations d'un contrôleur de train

f) réfugiés français 19 juin 1940 : internement du 45e Corps (général Daille) : 67e division, 2e division polonaise, 2e brigade Spahis. Troupes de Gamelin sur frontière suisse contournées par blindés allemands de Guderian.

p. 120 a) premiers blindés allemands 19 juin à Pontarlier

b) Armistice : 25 juin 1940

c) concentration :

OUEST : 2 corps d'armée, secteur Delle - Besançon; Guderian et Schmidt + 4 divisions blindées

NORD :  2 autres armées : List, Dollmann.

d) violentes campagnes de la presse allemande contre la Suisse; réaction de la population : armistice signée = démobilisation troupes suisses

p. 121 photos : auto + train du général: général + ouvrier d'usine

p. 122 photo : Noël à Mariahilf

p. 123 e) "A quoi bon ?" réaction générale : réponse de Guisan avec Ordre d'armée du 2 juillet "L'armistice n'est pas la paix. La guerre continue entre l'Allemagne, l'Italie et l'Angleterre." Lutter contre le défaitisme

f) 7 juillet : démobilisation; plan Wahlen; satisfaire besoins de l'économie et de la campagne

g) recherche d'un nouveau dispositif : le principe du réduit prend corps

p. 124-126 Pourquoi, qu'est-ce, comment : le Réduit

p. 126-128 Rütli + Ordre d'armée du 26 juillet.

Huitième entretien : Du 1er août 1940 au 8 novembre 1942

Période puissance de l'Axe jusqu’au débarquement allié en Afrique.

p. 130 Quelles mesures ?

2 phases A et B : Ambiance : action isolée possible - hors théâtre principal des opérations; - à but idéologique et politique plus que militaire; - troupes de l'Axe toujours aux frontières avec des effectifs à tenir en compte.

p. 131 A : être sur ses gardes d'août 1940 à avril 1941 : Suisse : une anomalie au cœur de l'Europe :

Dans un rayon de 100-200 km : 20 à 30 divisions; printemps 1941 : fortes menaces

Troupes Axe pour Balkans dans région Ulm - Munich

Troupes pour occupation de la France : plateau de Langres

Troupes pour l'Italie vers le Brenner 25 divisions !

allocution du général du 31 décembre 1940

p. 132 extraits du message

p. 132 B avril 1941 (attaque des Balkans) à juin 1941 (Russie) : soulagement pour la Suisse

p. 138 a) cependant réserve Forêt-Noire subsiste

b) grande habileté allemande dans l'art du camouflage

c) été 1942 : augmentation des concentrations de troupes allemandes

d) abandon position avancée du Réduit : avril 1941; protection des entrées du Réduit; «bouchons» de régiments combinés

e) Plan d'opérations N° 13; présentation au Conseil fédéral le 8 mai 1941; défense souple, mobile, adaptée au moment.

f) Suisse tire leçons Balkans, Russie : méthodes d'attaques sont étudiées : leçons et applications pour 1) entrées du Réduit 2) aérodromes 3) passages des Alpes.

p. 134 a) entrées Réduit : goulots et bouchons de régiments combinés

b) troupes mobilisées : moins de 50 % effectif de l'armée engagé

août 1940 : 145'000 hommes

juillet 1941:  170'000 hommes

octobre 1941: 130'000 hommes

octobre 1941 à été 1942 : - de 100'000 hommes

effectif le plus faible : juin 1942 : 70'000 hommes.

p. 135 a) période de violations aériennes : raids en haute altitude sur Milan, Turin; bombardements de Bâle, décembre 1940 et Zürich idem; Bürglen, octobre 1941: plusieurs tués et dégâts matériels importants.

Chute d'un bombardier allemand : novembre 1940

b) contacts avec représentant anglais : expliquer notre neutralité

p. 136 a) adapter l'instruction aux expériences de guerre

b) notion plus agressive de la défensive

c) lutter contre la «mentalité béton» au profit de la contre-attaque, le contre-assaut et la patrouille

Note Antoine Schülé : consulter les brochures «Expériences de guerre» et 3 titres particulièrement : - défense antichars; - défense agressive; - défense à outrance dans l'encerclement. Objectifs : travailler au plus près de la réalité.

p. 136 Guisan : "On à souvent trop tendance chez nous à sauter de l'autre côté de la selle, en voulant trop bien faire"

p. 137 a) juillet 1942 : "Directives sur instruction infanterie"

b) privilégier le terrain à la caserne

c) entraînements poussés; risque : contamination des prés par fumigènes à Uri (été 1940; empoisonnement de bétail) = plusieurs milliers de bêtes abattues et 5 à 7 millions d'indemnités.

p. 138 a) certains officiers sensibles à l'Axe; enquêtes d'armée mai - juin 1940: 100 officiers frontistes; 7 contrôlés plus à fond.

b) 20 septembre 1941 : bourgeoisie d'honneur à Pully.

p. 139 photo : Guisan discute avec 2 soldats

p. 140 photo : défilé à Lausanne

p. 141 création d'"Armée et Foyer"

p. 142 nécessité de "renforcer" le moral des soldats, du peuple

p. 143 nécessité d'une information objective sur les questions essentielles tout en ménageant les secrets - ou les silences  nécessaires à notre défense.

p. 144 650e anniversaire Confédération : août 1941

p. 145 un soldat = une vie = une famille

Neuvième entretien - 8 novembre 1942 - 6 juin 1944

p. 146 souvenir du 8 novembre 1942 du débarquement allié Afrique du Nord au débarquement allié Normandie.

p. 147 Renversement de situation militaire

p. 148 a) notre pays reprend son intérêt militaire face aux retraits des Forces de l'Axe : utiles points de passage

b) novembre 1942 : l'accès à la Méditerranée est fermé !

c) appréciation situation 6 janvier 1943

p. 149 Février 1943

a) troupes mobilisées sur les points stratégiques sur |les ouvrages préparés à la destruction

b) deux lignes Masson à Berlin, dont Viking : le cas suisse préoccupe l'OKW; nos préparatifs intéressent rassurent les Allemands; le passage des Alpes prend une importance prépondérante

p. 150 a) nos ouvrages préparés à la destruction ont dissuadé toute attaque

b) entrevue avec Schellenberg (général SS au service de renseignements politiques allemand)

c) "Schellenberg agissait en véritable ami de notre pays"

d) craintes du Führer quant au passage des Alliés par la Suisse.

p. 151 Discussions Schellenberg - Guisan

p. 152 a) 18 mars 1943, nervosité : - état-major allemand;  - presse; - mobilisation de troupes en Allemagne du sud

b) ligne du Brenner bombardée jour et nuit par Anglais

c) Menace précise : général Dietl (celui de la campagne de Norvège),  spécialiste de la guerre en montagne, à Munich, préparatifs pour “opération suisse”;  détachements  de parachutistes et troupes motorisées ), avec pour objectif forcer les entrées du Réduit.

p. 153 a) Mesures d'urgence

“Ces deux rapports, et le contrôle incessant de notre Service de renseignements, nous permirent de prendre toute une série de mesures de sécurité, telles que : occupation des P.C. de guerre, réduction des congés, préparation de la mobilisation de guerre, rappel des brigades frontières, soi-disant pour des exercices, etc., etc. Mais nous ne primes aucune mesure générale, partant de l'idée que si "l'opération . suisse" était décidée, nous le saurions à temps. C'était l'économie d'une nouvelle mobilisation générale, mais peut-être aussi le plus gros risque que nous primes de toute la guerre. D'autre part, les entrées du Réduit étaient barrées par des régiments combinés et les compagnies de garde des ouvrages étaient sur pied d'alerte.”

b) divergences allemandes quant à opération suisse

c) 27 mars : "Fall Schweiz abgeblasen"

d) menaces de faire sauter les tunnels ont dissuadé les Allemands

p. 154 a) réfugiés du front sud à la chute de Mussolini, en Valais,  au Tessin

b) nombreux plans sont étudiés

c) coup de main de l'Axe sur Hongrie,  20 mars 1944

p..155 a) incident d'atterrissage d'un nouveau Messerschmitt 110 (équipé pour vol de nuit)

b) destruction assurée par la Suisse en échange de 12 Messerschmitt 109

p. 156 a) réserves des magasins d'armée

b) les militaires ont moins souffert des restrictions  alimentaires que la population

p. 157 a) préférence du général pour la tunique à col rabattu

b) service postal

c) malades à la troupe : 4 à 6 % des effectifs mis sur pied

p. 158 a) militaires morts en mobilisation : + ou - 4'000 dont 968 accidents (armes à feu, noyades, circulation, aviation, montagne, suicides); environ 3'000 cas de maladie (cœur, poumons, tumeurs)

b) roulement des congés

p. 159 promotion de Sempach (28 décembre 1943)

Dixième entretienAprès Normandie

p. 161 (2ème paragraphe) : a)  situation de la Suisse face au débarquement . de Normandie

p. 162 b) mesures prises : renforcement de mobilisation s'impose

c) refus du Conseil fédéral : acceptation d'une mobilisation uniquement pour brigades légères, aviation, DCA.

d) nouvelle demande au Conseil fédéral (1 exemplaire pour chacun des conseillers fédéraux)

e) accord pour troupes frontières (mobilisation par carte postale - plus longue ainsi)

p. 163 a) vision militaire diverge vision politique

b) euphorie dangereuse en Suisse, alors que 30 divisions allemandes sont autour du pays

p. 164 c) ordre du jour de Guisan rappelle la situation exacte

d) que va faire l'armée allemande du général Blaskowitz sur front sud ?

p. 165 a) situation très dangereuse pour la Suisse

b) 220'000 hommes mobilisés

p. 166 apprentissage pour nos troupes de la défensive en montagne: bonnes expériences

p. 167 a) garder une souplesse d'esprit

b) septembre 1944 : des troupes se battent à nos frontières

c) bombardements américains : gares, trains, - gare de Delémont : un train de ligne Soleure - Moutier direct Zürich - Bâle (à Pratteln),  Morgins, postes frontières

p. 168 a) déplacement de nos troupes à mi-septembre 1944 (en fonction avance alliée et armée Blaskowitz)

p. 169 a) précisions sur renforcements pris

b) bons contacts avec de Lattre, Béthouart : situation novembre 1944 (dernier paragraphe)

p. 170 a) 22 février 1945 : 11 bombardements pour 18 morts et 50 blessés à Stein-am-Rhein, Ruf

      4 mars 1945 : Zürich, Bâle bombardés : nombreux morts et blessés

b) promotion des Rangiers

c) observateurs militaires suisses à l’étranger :

Montfort 1940 — front français

Nager — front finlandais

Montmollin 1944 — 7e armée américaine, Alsace

Corbat + 10 officiers CH février 1945 — front d'Alsace

Rihner + 10 officiers CH — offensive Rhin-Danube

p. 171 René Payot (lien Guisan - de Lattre)

p. 173 photo : Guisan - Sempach promotion; Idem  - 1er août

p. 174 emblème Suisse + franchissement français du Rhin

Onzième entretien (Le Commandant en chef dépose sa charge)-

p. 176 Moyenne durée du Service actif :

bat inf élite :  828 jours

Landwehr :  652 jours

bat ter : 452 jours

Gr art, bat 6, troupes légères, aviation : 700 - 750 jours

p. 176-177 grand développement de notre aviation

p. 172 espionnage en Suisse : politique et militaire;  Suisses engagés soit pour raisons idéologiques, soit pour raisons pécuniaires.

p. 178 questionnaire allemand

p. 179 Espionnage : tribunaux militaires, jusqu'en 1945 :  19 condamnations à mort (14 Suisses, 1 Allemand, 3 Liechtensteinois, 1Français); 33 condamnations détention perpétuelle; 203 condamnations réclusion; 11’500 enquêtes ouvertes.

p. 180 contacts Guisan - de Lattre (anecdote du réveil)

p. 181 témoignage de reconnaissance à de Lattre

p. 182 démission du général

p. 183 remerciements de l'Assemblée fédérale

p. 184-185 cérémonie de l'hommage aux drapeaux

p. 189 fin du Service actif ( beau texte 2e para.)

p. 189 exposition des drapeaux (scène mère - garçon : père mort en - mob)

p. 190 appel à la vigilance :

“ Enfin, les courants, les forces qui s'attaqueront, à travers le monde et dans notre pays, à la valeur que vous représentez, affecteront des formes diverses, mais également redoutables. On vous en voudra de ce que vous êtes, de ce que vous faites, de ce que vous pouvez, et en même temps - paradoxe ou injustice - de ce que vous n'êtes pas, de ce que vous ne faites pas, de ce que vous ne pouvez pas.”

p. 191 photos : Jegenstorf / Guisan - de Lattre

p. 192 idem :" Guisan - Minger / Gafner - Guisan

p.193 quitter l'esprit de caserne

Douzième entretien  (Au lendemain du service actif)

p. 196 a) rédaction du rapport

b) conférences

p. 197 a) présidence du Don National Suisse - membre direction de la Croix-Rouge Suisse - Comité international de la Croix-Rouge - "Fonds de secours du Général"

b) retour à la terre : bêche, pioche

c) "Fondation Général Guisan"

p. 198 création de la Fondation Général Guisan

p. 199 voyages

p. 200-201 paroles à l'Université de Lausanne aux étudiants

p. 202 le général Duffour (ancien commandant de l'Ecole supérieure de guerre de Paris)

p. 206 (dernier paragraphe) : paroles aux jeunes.

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Vous trouverez d’autres articles en consultant la bibliographie du site  antoineschulehistoire.blogspot.com 

Thèmes traités : Histoire médiévale et contemporaine; Histoire de la guerre et de la sécurité (de l’antiquité à nos jours); Géopolitique; Histoire de la vallée de la Cèze (Gard, France); Littérature; Poésie; Spiritualité (chrétienne et autres); Maurice Zundel. 

Pays traités plus spécialement : Suisse, France, Allemagne, Europe.

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