1874, analyse d’une défense de l’Ouest de la Suisse.
Les livres d’histoire offrent rarement une réflexion complète d’un militaire ayant pour mission, la défense d’un territoire et donc des populations, car la Suisse est multiple. Ce document, consultable aux Archives fédérales à Berne, intéressera tout militaire qui aime le concret plutôt que la théorie, la réalité plutôt que des abstractions.
Louis de Perrot est né à Neuchâtel le 13 octobre 1825. Son père avait été officier au service de Napoléon. Il a étudié le droit à l’université de Tübingen. Officier d’artillerie dans la Principauté de Neuchâtel et dans la Garde prussienne, il a suivi une formation militaire complémentaire à Berlin. Il a servi dans un groupe de forteresse à Küstrin. Le 20 décembre 1857, il est instructeur d’artillerie en Suisse. Il est décédé le 6 janvier 1910 à Areuse (Neuchâtel). Chrétien engagé, il est un homme de caractère et d’une grande endurance physique.
Son petit-fils, Raymond (1900 - 1925), ayant effectué ses premières études à Alès (Gard, France), a été formé à l’école militaire de Saint-Cyr. Il se retrouva en Salonique, en Bulgarie, en Algérie puis au Maroc et a trouvé la mort lors de la guerre du Rif, le 11 juillet 1925. Caractère décidé, vaillant et intrépide: tels sont les qualificatifs qui lui sont attribués. Un Suisse de plus au service de la France chrétienne.
En 1874, Louis de Perrot rédige le mémoire ci-dessous et qui a pour titre “Défense de la frontière Ouest”.
Louis de Perrot établit pour commencer treize principes qui orientent son choix de défense. Il identifie sept routes stratégiques pour la France. Il préconise un système de fortifications. Il souligne l’importance de Genève, la clef du canton de Vaud.
Sa démonstration vise à contester l’adoption d’une concentration de l’Armée pour la ligne de défense sur l’Aar avec Berne comme place d’arme. Ce choix serait l’abandon pur et simple du Jura pour le plus grand profit de la France et ceci donnerait une raison à l’Allemagne de mener sa guerre contre la France sur le territoire suisse.
Pour les curieux de la défense militaire suisse, la lecture de ce document se complète avec l’étude opérative de Henri Guisan en 1922 et que vous pouvez découvrir en suivant ce lien. En compléments utiles, vous pouvez consulter, entre autres, mes articles sur la géographie militaire suisse, sur un accord frontalier franco-suisse, sur la neutralisation de la Savoie et sur deux actions françaises et suisses planifiées pour la Savoie.
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AF 27 12780
L. De Perrot : Défense de la frontière Ouest. 1874.
Transcription du manuscrit, écrit de sa main. Les mot soulignés sont voulus par l’auteur.
Défense de la frontière ouest du territoire
Principes posés à la base de la défense:
1. Notre pays est petit, donc nous devons le garder intact aussi longtemps que possible;
2. Notre armée demande plus de temps à organiser, nous devons chercher à gagner du temps.
3. Notre système de défense doit nous mettre dans la possibilité de ne pas accepter une bataille rangée avant d’avoir aguerri nos troupes par des engagements partiels.
4. Nous ne devons pas mettre l’ennemi dans la possibilité de nous attaquer avec des forces concentrées.
5. Nous devons pouvoir concentrer plus de troupes que l’ennemi sur une ou plusieurs des routes qu’il aurait l’intention de prendre comme ligne d’opération. Ces calculs là peuvent se faire aujourd’hui même.
6. Nous devons garder les voies ferrées perpendiculaires à la frontière a) pour notre usage; b) pour empêcher l’ennemi d’en faire usage.
7. Nous devons trouver le moyen de remédier à la disproportion énorme existant entre sa cavalerie et la nôtre.
8. Nous devons chercher à paralyser la force numérique de son artillerie en gardant nos voies stratégiques.
9. Nous devons chercher un système de défense qui nous permette l’emploi simultané de notre armée d’active et de notre landwehr.
10. Notre landwehr qui n’a pas d’artillerie doit être employée là où elle n’aura à combattre que l’infanterie ennemie.
11. Notre système de défense doit être basé sur l’offensive au point de vue tactique, plus tard suivant les circonstances sur l’offensive au point de vue stratégique. Par offensive tactique, j’entends aussi des descentes partielles et fréquentes de petits corps sur le territoire ennemi: des attaques de nuit ayant surtout en vue de fortifier le moral de la troupe.
12. Notre Landwehr et Landsturm doivent garder les passages qui ne sont accessibles qu’à l’infanterie et laisser à l’armée d’active la garde des routes stratégiques.
13. Nous devons fortifier les parties du territoire qui pourraient rendre de grands avantages à l’ennemi (comme places de dépôt, Genève, et comme noyau de chemins de fer, Winterthur) sur le front Nord et Est tout à la fois.
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La France pour entrer en Suisse doit utiliser une ou plusieurs des 7 routes stratégiques qui conduisent sur notre territoire :
1. Porrentruy
2. Morteau
3. Val de Travers, Verrières
4. Jougne, avec bifurcation Ste Croix Vallorbe
5. Les Rousses avec bifurcation St Cergues, Faucille, Marcheyruz
6. Genève de différents côtés
7. Le Lac de Genève et la Savoie sur le Valais.
En cas de guerre entre la France et l’Allemagne, nous devons aussi garder les communications perpendiculaires à la frontière entre Porrentruy et Bâle et empêcher l’armée française d’utiliser le passage du Rhin à Bâle.
Si on veut adopter un système de fortifications, il me paraît que le seul rationnel consisterait à fermer les 4 premiers passages plus celui du Marcheyruz et celui de St Gingolph par 10 ou 12 forts armés de 12 à 15 canons des plus gros calibres pouvant résister à toute attaque d’artillerie de campagne. Ces forts à l’abri d’une attaque de vive force devraient contenir une garnison de 150 à 200 hommes d’infanterie tout au plus.
Je dis 10 à 12 forts, car Morteau nécessiterait probablement un double fort, vu qu’une route conduit de Morteau sur Le Locle et une autre sur la Chaux du Milieu. Un nouveau pont de fer s’établissant actuellement sur le Doubs à la Maison Monsieur au N. de Chaux de Fonds nécessiterait peut-être aussi l’établissement d’un fort, lors même que d’après la carte le terrain paraisse avantageux à la défense. L’étude de chaque passage peut seule déterminer si deux forts de 6-7 canons seraient préférables à un seul armé de 12 à 15 canons.
Ces forts fermeraient momentanément ces passages à la cavalerie ainsi qu’à toutes les voitures de guerre et nécessiteraient de la part de l’ennemi un siège en règle.
Ces forts ne seraient à envisager que comme des piliers placés de distance en distance contre lesquels viendrait se heurter momentanément toute attaque de vive force. Leur but serait de rompre l’unité dans les mouvements de l’armée ennemie. Nous gagnerions du temps et conserverions le territoire intact, nous aurions le temps de nous organiser et de manœuvrer en arrière de cette première ligne entièrement à couvert.
Quant à la frontière Porrentruy - Bâle, 2 à 3 forts suffiraient probablement pour briser une attaque de vive force sur cette portion de territoire, l’armée allemande serait en outre à portée.
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Genève me paraît devoir être transformé en une place d’arme de première importance. Cette ville garde indirectement les routes de St. Cergues et de la Faucille, en menaçant en flanc ou à revers un ennemi qui par ces routes voudrait pénétrer à l’intérieur de la Suisse. Genève garde la voie ferrée et la route venant du fort de l’Ecluse; elle arrête un ennemi s’avançant de la Savoie, de Grenoble; elle menace indirectement un ennemi qui par le lac et la route de Thonon St Gingolph voudrait s’avancer sur le Valais. Genève est la clef du Canton de Vaud. Du moment où l’ennemi est maître de Genève, il peut en toute sécurité envahir le Canton de Vaud par eau, par voie ferrée et par routes.
Avec la prise de Genève, la France gagne une place de première importance, elle lève une contribution 10 fois plus forte que les sommes nécessitées pour sa défense; elle s’ouvre une ligne de communication ferrée avec l’intérieur de la France; Genèvre prise et la défense d’une partie du Jura est paralysée; en un mot, par la prise de Genève, la France pénètre jusqu’à Villeneuve.
On objectera que Genève sera inévitablement coupée et isolée à l’ouverture de la guerre, je l’admets, mais fortifiée et bloquée, elle remplira même son but ne fût-ce qu’en obligeant l’armée française à détacher une force au moins double de celle de la garnison, puis en coupant de fait la voie ferrée.
Genève bloquée sera même un aiguillon moral pour l’armée de voler à son secours. Une division suisse totalement assurée sur son flanc gauche par le lac et n’ayant d’attaque à attendre que par un ennemi débouchant du fort des Rousses a toutes les chances de repousser l’ennemi au-delà du Jura et de débloquer Genève, surtout si le défenseur de Genève est animé d’un esprit sage, mais surtout entreprenant à l’extérieur.
On dira que pour défendre Genève, il faut y mettre une garnison de 20 000 hommes au moins et que c’est trop pour nos forces. Je crois pouvoir dire que si une division fédérale soutenue des volontaires de la ville et de quatre bataillons de Landwehr ne suffisent pas pour défendre cette ville, deux divisions ne suffiraient pas davantage. Les murs et les abords de la place sont gardés par l’artillerie de la place et quelques corps de volontaires ou de Landwehr suffisent en plein pour l’abriter d’un coup de main, donc une division fédérale abritée par le lac, le Rhône, l’Arve, suivant les différentes directions de l’attaque et toujours abritée par le feu des forts pourra tout hasarder au dehors même contre des forces doubles ou triples.
Genève abandonnée sans coup férir, la défense de Vallorbe, Ste Croix, Val de Travers et du Jura tout entier devient une illusion, tous les passages tomberont par le fait qu’ils seront tournés le lendemain même de l’entrée de l’armée française par Genève.
Je veux même admettre qu’à partir de Ste Croix tous les passages du Jura vers le Nord puissent résister malgré la prise de Genève, qu’arrivera-t-il ? C’est que ce terrible mot “Nous sommes tournés par Genève” paralysera tous les efforts. L’ordre sera donné, je l’admets, de défendre le Jura quand même, mais cette arrière pensée l’ennemi est à Lausanne, et il s’avance sur les 2 rives du lac de Neuchâtel, produira sur l’armée un effet tel que d’amblée, il faudra de fait abandonner le Jura pour se retirer derrière l’Aar.
En cédant Genève sans coup férir, nous nous mettons dans la position inévitable de devoir accepter une bataille rangée sur un front considérable Yverdon-Lausanne et cela le 3eme jour après l’ouverture de la guerre; si nous sommes vainqueurs, nous pouvons reconquérir un territoire que nous n’aurions jamais dû abandonner et si nous sommes battus, la défense du Jura tombe.
La défense du lac se fera passivement par des batteries de position espacées de distance en distance, et par des torpilles, puis activement par une concentration de tous les moyens de transports sur le rive droite du lac pour faciliter cette concentration de troupes.
Les passages du Col d’Abondance, du Col de Joux, de la Tête Noire, du Col de la Balme qui du Valais conduisent en Savoie me paraissent plutôt favorables à la défense en permettant d’inquiéter sérieusement tout mouvement de troupes en Savoie, sans s’exposer beaucoup.
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J’en arrive maintenant à la répartition des troupes.
Je confierai la garde des passages secondaires situés entre les routes stratégiques qui de France conduisent en Suisse à nos troupes cantonales, Landwehr et Landsturm; elles trouvent là un terrain coupé où la valeur individuelle, la connaissance minutieuse du pays l’emportent sur l’habileté manœuvrière; elles n’ont là se mesurer ni avec l’artillerie ni avec la cavalerie ennemies.
L’arme active est prête à renforcer nos troupes cantonales et elle forme l’avant-garde sur nos principaux passages, ce sont autant de petites colonnes mobiles fortes en maximum de 4 bataillons et de 2 batteries; en un mot, un tiers environ de l’armée est affecté à ce service. Les 2/3 de l’armée active en seconde ligne sont groupés sur 2 à 3 points en arrière et prêts à se porter là où l’attaque devient sérieuse.
Je ne cite qu’un seul exemple à moi bien connu, Neuchâtel, Colombier et villages adjacents, serait évidemment un point central de grande importance, car depuis Neuchâtel on peut rayonner sur Yverdon, Ste Croix, Val de Travers, Locle, Chaux de Fonds et delà dans la direction du Jura Bernois. Mais il y a une question importante à résoudre: de combien de temps pourrons nous disposer pour concentrer sur un point quelconque ou sur différents points en première ligne 10, 20 ou 30 000 hommes ?
Cette question ne se résout pas seulement le compas à la main, cela dépendra de l’activité déployée par les colonnes mobiles à la frontière qui devront recevoir une dotation forte en cavalerie; cela dépendra du service d’espionnage qui nous permettra de pressentir les intentions de l’ennemi; et enfin de la résistance de ces corps et des forts placés pour les protéger. Cela dépendra ensuite du matériel plus ou moins considérable du chemin de fer dont nous pourrons disposer pour le transport des troupes, car il est évident que pour renforcer les troupes en première ligne, il faudra nécessairement utiliser les voies ferrées, non pour le transport de tout, mais pour les premiers renforts.
On m’objectera que j’éparpille l’armée sur un front considérable et que je glorifie de fait le système de cordon. En apparence oui, de fait non. Si ce système nous permet de grouper sur un ou plusieurs points de la frontière plus de troupes que l’ennemi, le but est rempli, or en admettant comme je l’ai fait plus haut en maximum trois centres en seconde ligne, il ne sera pas difficile de se rendre compte pour tous les cas d’attaque possibles de la part de la France, combien de troupes nous pourrons chaque fois réunir à la frontière. Et je pense que que pour le calcul du temps, on pourra bien admettre que sous la protection des forts, des colonnes mobiles, les troupes en seconde ligne pourront arriver à temps. Ceci est un calcul de longue haleine que je ne puis pas entreprendre. Il me suffit de savoir que de Neuchâtel par exemple, je puis en 3 heures renforcer Ste Croix, Les Verrières, la route de Morteau, le Doubs jusqu’à la Maison Monsieur, de plusieurs bataillons en utilisant les voies ferrées.
Comment dans le Jura utiliser sur une seule route une armée de 20 à 30 000 hommes ? Renonçons donc à un système de concentration qui ne serait possible que pour une marche en temps de paix et admettons que s’il n’est pas probable que l’ennemi dirige autant de forces sur une seule voie, nous devons baser nos calculs sur ce qui se passera en réalité.
Sans les forts proposés contre lesquels les colonnes françaises doivent venir momentanément se briser, je reconnais que le système de défense proposé ne nous permettrait nulle part d’arriver à temps et en force; avec ces forts, nous pouvons nous concentrer là où le besoin l’exige.
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Depuis nombre d’années, on étudie la ligne de l’Aar et Berne en particulier comme grande place d’arme, c’est-à-dire qu’on semble mettre l’accent principal de la défense sur une concentration de notre armée. Or ce système me paraît excessivement dangereux, car si nous avons 2 lignes de défense, l’une au Jura, l’autre en arrière de l’Aar, l’une d’elles sera inévitablement sacrifiée aux dépens de l’autre. On veut bien défendre le Jura, mais c’est sur Berne et la ligne de l’Aar que l’on met l’accent principal, autrement dit on sacrifie le Jura tout en l’ayant l’air de vouloir le défendre.
Avec une position concentrée en arrière de l’Aar, nous ouvrons tous les passages du Jura à l’ennemi, il peut s’avancer dans toutes les directions et nous nous trouverons attaqués de front et à revers comme les Autrichiens à Königgratz. Nous serons concentrés, mais l’ennemi le sera aussi et qui plus est, il aura la supériorité numérique en sa faveur. Une bataille perdue et tout est perdu.
Avec le Jura comme ligne principale de défense quoiqu’en apparence disséminés, nous pourrons lui être supérieur en nombre là où il se montrera, puis manœuvrant avec des corps moins nombreux, tous les rouages chemineront mieux.
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Avec le système de défense à outrance à la frontière, nous sommes dans la possibilité de répondre aux 13 conditions à la base d’une bonne défense, nous relevons la force de l’armée et de la nation, en adoptant la seule guerre qui convienne à un peuple brave et actif, intelligent et jaloux de son indépendance, à savoir la guerre offensive, nous imposons à l’ennemi la manière de nous attaquer, nous défendons pied à pied le territoire. Nous n’acceptons pas de bataille rangée avant d’avoir aguerri notre armée et alors ce sera non pas lui qui nous cherchera, mais nous qui l’aborderons.
Avec l’Aar comme ligne principale de défense, nous ne nous concentrons en arrière qu’après avoir éprouvé une défaite morale et matérielle, c’est-à-dire que le jour où notre armée sera concentrée pour combattre, elle sera démoralisée.
Dans le Jura, nous pouvons nous mesurer avec l’ennemi, le terrain est fait exprès pour le genre de guerre qui nous convient, si l’ennemi forçait même momentanément un des passages, nous pouvons par des attaques de front et de flanc le forcer à se retirer; les troupes cantonales sur les passages non menacés, volent au secours du point d’invasion; toute la frontière du Jura est reliée par des télégraphes sous-terre de sorte qu’à toute heure, aucune surprise n’est possible, chaque poste important a sa voie télégraphique sur l’intérieur.
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Dans les conditions présentes, une attaque de la France sur la Suisse ne me paraît probable que dans le cas d’une guerre offensive de la France contre l’Allemagne, le rôle de la Suisse me paraît simple, résister suffisamment pour permettre à l’Allemagne de prendre l’offensive contre l’intérieur de la France.
Si nous mettons l’accent principal de la défense sur la ligne en arrière de l’Aar, l’Allemagne devra inévitablement entrer en Suisse, car il est évident que seuls dans cette position, nous ne pouvons pas résister et nous aurions alors attiré la guerre sur notre territoire.
Cette position en arrière de l’Aar, avec Berne comme pivot me fait trembler. Où faire front ? de tous côtés, sauf du côté de l’Est. Tous seront inquiets, les défenses du front Ouest pour le front Nord, ceux du front Sud pour le front Ouest et tous devront attendre l’ennemi de front avec le sentiment grossi par l’imagination: sur mon flanc l’attaque sera peut-être plus terrible encore ! Il est à prévoir que l’ennemi sera assez sensé pour n’aborder ce vaste camp retranché qu’après avoir concentré toutes ses forces dans les différentes directions, pour chercher à anéantir l’armée Sud d’un coup.
En nous concentrant en arrière de l’Aar, l’ennemi nous force d’accepter la lutte dans les conditions qu’il nous pose. Avec la défense à la frontière, nous imposons à l’ennemi les conditions dans lesquelles il devra nous attaquer et nous nous procurons le grand avantage de pouvoir agir offensivement.
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Je suis toujours plus convaincu que la force d’une armée réside dans sa force morale, or tout notre système de défense ne peut pas assez tenir compte de cet élément.
Il me semble que le sentiment populaire est d’un grand poids dans la balance. Or au premier cri de guerre et de menace, la nation toute entière n’aurait qu’une seule pensée: c’est à la frontière que les comptes doivent se régler.
Neuchâtel, le 3 juin 1874 L. De Perrot, lt col
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